Archives de
Mois : mai 2017

Ecrire un roman pour le 31 aout à 23h59.

Ecrire un roman pour le 31 aout à 23h59.

Parfois le cerveau est en ébullition, tellement effervescent que les doigts restent coincés, ignorant par quelle touche commencer. Un petit temps que je ne suis pas venue ici. Temps de me ressaisir et de faire du stretching pour doigts. 

Que s’est-il passé?
Facile! Je coache, j’apprends, je réfléchis, je médite et je pratique… Mais surtout j’écris. Je me suis lancé un défi. Ce que j’aurais dû faire il y a trente ans. Je me répète en boucle qu’il n’est jamais trop tard. Peut-être que je manquais de motivation. La motivation c’est le magma nécessaire, les premiers pas, le socle. Probable que j’avais peur, j’ai toujours peur, mais passer au-dessus de cette peur est devenu incontournable. Je ne pourrai plus me regarder dans un miroir, si je ne le fais pas. C’est le temps du « marche ou crève », plus gentiment dit, c’est le temps de la réalisation. Allez hop, Don’t give up the fight !!!!

Au passage, je vous donne la formule pour se fixer un objectif et le suivre pas à pas

Ecrire un roman avec un « deadline » très proche et le déposer le 31 Aout à 23h59. Remarquez que l’objectif est formulé positivement et avec un délai.
Les raisons ? J’adore écrire et j’ai découvert un concours sur Amazon Kindle, (si cela vous intéresse, à vos claviers et lancez-vous). Un « e-roman » sur l’une des plateformes les plus connues.
La carotte? Il en faut toujours une ou plusieurs ; l’euphorie du début et 3000€ à la clé, mais surtout une belle promotion et la traduction du manuscrit en anglais, ce qui est très très loin d’être négligeable et même plus important que l’argent. La saviez-vous ? L’argent est rarement ce qui nous motive.
Je vais dès lors, m’auto-coacher tout au long du chemin. Mon objectif est défini, il est réalisable, d’autres l’ont fait avant moi ; mon symbole est le triskel en spirale. Je fais appel à mes origines viking ou celtique, solaires certainement. Je garderai ce symbole visible, partout ou je vais, jusqu’au bout du chemin. Si vous lisez un jour mon roman, vous comprendrez pourquoi 😛

Pourquoi je veux le faire ?
Me lancer un challenge et m’obliger à le faire, me prouver que c’est possible. J’adore l’écriture pour l’écriture, passion proche de la rage, elle me tient depuis que j’ai dix ans. Je rassemble mes blogs, puisqu’ils parlent tous de mes passions, intérêts ou préoccupations. Je veux me faire connaître; ben oui, comme tout le monde j’ai envie qu’on m’aime. Accessoirement, cela pourrait me rapporter des espèces sonnantes et fortement trébuchantes mais pas trop – trébuchantes-, elles risqueraient de s’échapper de mon escarcelle, un peu trop mince à mon goût.

Qu’est-ce que je vais perdre si j’atteins mon objectif ?
Simplot ! La tranquilité d’esprit, je ne pourrai plus me bercer de tendres illusions sur mes compétences d’écrivain; cela dit, Stephen King dit: si vous écrivez, vous êtes un écrivain, si vous êtes publié, vous êtes un auteur ».
J’aurai, dans tous les cas, un retour d’information sur mon travail. S’exposer à la critique (aie aie aie). Plus de temps à glandouiller sur internet; finis les jeux, grands consommateurs de vie. Le temps c’est de la vie !!! je n’ai plus envie de perdre ma vie. Par contre, je perdrai peut-être l’anonymat, mais j’assume. Les pertes sont à considérer très sérieusement, êtes-vous certains de vouloir vous passer de ces choses que vous faites quand personne ne regarde? De payer le prix qu’il faudra? J’ajouterai moins de temps encore, à regarder des séries sur Netflix, bien qu’elles soient parfois de précieuses sources d’inspiration. Non je ne me justifie pas. Séparons le bon grain de l’ivraie.

Mes ressources ? Qu’est ce que je possède déjà et qui me permettra d’accomplir ce que je veux?
Un environnement inspirant, vue sur les bois quand j’écris. De la pratique et un peu d’expérience; j’écris tous les jours, j’ai été pigiste et j’ai écrit pour divers magazines belges, papier ou sur le web depuis 2002. Je dédicace du temps pour écrire, je me discipline (1500 mots par jour au minimum), je trouve de gentils cobayes, prêts à me supporter, qui reliront le manuscrit. Vous ? Vous avez dit vous? Je fais appel à mon Joker, Melle YoYo?
Je lis, je lis, je lis, encore et toujours.
Je modélise, ce qui veut dire: apprendre comment les autres ont fait avant moi, ce qu’ils pensent, croient, leur routine, leur conseils, leur mode de vie. Qui ils sont pour faire ce qu’il font.
De quelles personnes s’entourent-ils? En clair, je lis des biographies, cherche des documents, regarde les interviews de mes écrivains ou réalisateurs préférés, (j’aime autant le cinéma que l’écriture). Et en premier je nomme la très biblique J.K.Rowling, Stephen King, Bernard Werber, Colin Wilson, Nick Tosches, Stieg Larsen, Philip K Dick, Chris Nolan, Night Shyamalan… J’arrête parce que la liste est infinie.

Pour les apprentis écrivains je conseille, le merveilleux « Ecriture » de Stephen King, « Writing fiction for Dummies » Randy Ingermanson, et « Mes secrets d’écrivains » d’Elizabeth George, contactez-moi si voulez plus de références. Si vous les achetez via mon site, je touche une mini commission. 😀

Comment je me sentirai quand j’enverrai mon manuscrit?
Ouiiiiii, j’ai terminééééééé. Dans le temps imparti. Impression du devoir accompli. Après ce labeur difficile mais oh combien révélateur, je ferai une petite danse rituelle dans mon salon; j’achèterai une bouteille de cava, j’inviterai Melle YoYo et ceux qui m’auront soutenu à la partager avec moi, la bouteille, pas Melle YoYo ! ( j’en entends certains s’exclamer, quoi? Une seule bouteille? Je vous réponds, ok, ok, plusieurs bouteilles). J’attendrai avec une impatience incontrôlable les résultats du concours. La peur accrochée au ventre, mais je gère, je gère et transforme l’impatience en sérénité. Je médite beaucoup, je continue à écrire, c’est pour le plan B (voir plus loin).

Comment je me sentirai si je gagne le concours ?
Alors là, c’est le moment de s’éclater, de se lâcher et de rêver tout haut et le plus loin possible. De ressentir, voir et entendre, visualiser tout ce qui se passera à ce moment là. Notez que je visualise au temps présent.
Un feu d’artifice intérieur, j’en pleure de joie, je respire comme jamais, je me pavane comme Artaban, je refais une danse virtuelle dans mon salon et je chante, en plus. J’appellerai mes amis pour partager des bulles (on en boit jamais assez) et autres plantureux zakouskis. Oui, Melle YoYo aussi. Ma mère et mes filles sont fières de moi. Je vois des gens me féliciter en « life » et sur les réseaux sociaux, je suis invitée à des émissions télé (ben quoi ! on a dit qu’on pouvait se lâcher) ; Des producteurs me contactent pour acheter les droits et faire un film, d’ailleurs Night Shyamalan m’invite au resto pour parler du projet à bâtons rompus. Croyez-moi, Là je souris en grand. Le fait de visualiser la scène, fait monter les endorphines, l’euphorie et la motivation. Le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et ce que vous imaginez. A pratiquer tous les jours.

Est-ce que j’ai un plan B si je perds ?
Je redescends sur terre, atterissage en douceur. Le plan B est toujours à envisager, sinon on se sent comme Pérette, celle qui se voyait déjà en haut de l’affiche avec son pot au lait : Adieu vaches, cochons, couvées … Le pire des scénarios est rarement aussi mauvais que les films catastrophe, il a très peu de chances de se manifester. Une sur un milliard ! Sauf si vous n’arrêtez pas d’y penser. Loi de la répulsion.
La récompense sera différente, mais bien là, réelle et palpable; un roman auto-publié. A moi d’en faire la promo, de le faire connaître, d’inciter à le lire. Ensuite, je ferai tout de même une danse rituelle dans mon salon, avec des bulles et j’inviterai toujours Melle YOYO pour pleurer sur son épaule. Puis, je commencerai une autre histoire. Si je l’ai fait une fois, pas de raisons de ne pas pouvoir recommencer. Un premier roman, c’est de l’acquis, de l’apprentissage, de l’exercice, des trébuchages, de la douleur, des remises en question, de l’audace et du courage. Un superbe chemin à parcourir. Parfois le chemin est beaucoup plus excitant que l’arrivée.

Et enfin, dernière question: qu’est que ce roman apportera aux autres ?
De tout mon cœur, je l’espère, du plaisir, du bonheur, de la jubilation, de l’excitation, de la curiosité, l’envie d’aller voir plus loin. L’envie d’entrer dans la magie d’un monde semblable au leur. De se reconnaître. De savoir si ce que je raconte est vrai. L’envie d’une suite, d’en savoir plus sur certains personnages, sur les thèmes abordés, surtout, surtout, l’envie d’interagir avec moi.

Voilà les questions à vous poser si vous avez un objectif déterminé, à réaliser dans les plus brefs délais. Faites-moi part des vôtres, comment les adapter à vous et trouver votre façon de les réaliser.
Allez-vous m’aider à atteindre le mien? Je vous donnerai des filons personnalisés. Promis juré!! Et peut-être quelques bulles aussi.