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Mois : décembre 2017

Comment je me suis libérée de la cigarette?  7 étapes d’un parcours dans le plaisir

Comment je me suis libérée de la cigarette?  7 étapes d’un parcours dans le plaisir

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez Meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci : Comment trouver le sens de votre vie en 20 minutes environCliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

Jamais je n’aurais cru pouvoir arrêter de fumer, j’ai essayé quelques fois, avec plus ou moins de bonheur. La première tentative a été ravageuse, destructrice.  J’étais tellement nerveuse et obsédée par l’idée de la cigarette que j’ai démoli une armoire en métal à coups de poings. Maudissant mon corps qui appelait sa dose à grandes ruées d’adrénaline. Je pense même que cela a été la cause de mon divorce. J’ai dit des choses que j’ai regrettées pour le restant de mes jours. J’ai pris du Ziban, ce médicament n’a pas eu que des bienfaits, j’ai essayé les chewing gomme qui me faisaient littéralement vomir. J’ai tenu deux longues semaines.

La deuxième tentative, après mon divorce, a duré 6 semaines. Là c’était les patches, J’ai lu le livre d’Allen Carr, je fumais encore quelques cigarettes par ci par là, ne résistant pas à l’odeur entêtante des fumeurs  dans la rue. J’avais envie de les suivre à la trace en humant ce parfum qu’ils laissaient derrière eux. Certaines personnes me disaient : c’est une question de volonté, il faut tenir ! D’autre part j’entendais aussi : « quand on est fumeur, on  le reste pour le restant de sa vie ». A quoi bon alors se lancer dans cette croisade ? Etrangement, je n’ai pas craqué parce que j’avais des problèmes, mais parce qu’un évènement très heureux m’arrivait. Je voulais faire la fête, une fête sans cigarettes n’en était pas une.

J’avais honte, je me disais : «  je n’ai aucune volonté, une vraie chiffe molle. Pourquoi certains y arrivent et pas moi? Quel a été le déclic, la motivation ? En tant que coach de vie, je me sentais comme une fraude ; j’accompagne mes clients à réaliser leurs objectifs, mais je suis incapable de faire moi-même ce que je prône. Le pire, c’est que j’adorais fumer, un plaisir dont je ne voulais pas me passer et puis surtout, surtout, je ne voulais pas prendre un gramme.

Alors voilà, j’ai continué quelques années,  voyant ma santé se dégrader de jour en jour, fatigue chronique, douleurs persistantes, une toux sèche qui ne me lâchait plus, m’empêchant de dormir, m’empêchant de respirer. Pourquoi je ne veux pas respirer me disais-je ? Prendre une grande goulée d’air et gonfler mes poumons me faisaient presque mal.

Pourtant me voilà aujourd’hui, libre de la cigarette, moi qui pensais ne jamais pouvoir y arriver. Il me fallait regagner ma dignité.  Les premières pensées ont été : admettons que j’ai un client qui vient me voir pour ça, qu’est-ce que je fais ? Comment vais-je le conseiller, l’aider ?

Ceci n’est pas un fumeur de cigarette
  1. Mettre l’objectif en place de manière positive, le mantra qui porte. La phrase « Je veux arrêter de fumer », n’est pas porteuse, contenant toujours le mot « fumer » et surtout arrêter, qui me semblait lourd à porter. Alors quoi ? l’inverse d’arrêter, c’est continuer, non ? J’en suis arrivée à : « Je veux pouvoir respirer librement et me faire du bien.
  2. Changer les croyances telles que : tous les gens qui arrêtent prennent du poids, c’est fatal ! Il faut de la volonté ; c’est difficile mais il faut s’accrocher. Je demandais à ceux qui y étaient parvenus comment ils avaient fait, mais les réponses me semblaient peu convaincantes, je ne m’y reconnaissais pas. Je savais que lutter contre moi-même ne servirait à rien. Je suis une personne de plaisir, j’aime ça, le confort, la douceur et déteste me torturer pour rien
  3. La question est comment transformer la douleur en plaisir ? J’ai analysé et noté sur un papier, le pourquoi de chaque cigarette. En ai-je vraiment besoin ? me fait –elle plaisir? Est-il possible d’arrêter sans grossir ? j’ai fait une recherche sur Amazon, arrêter de fumer sans grossir et suis tombée sur le livre de Andreas Jopp : « J’aime fumer… et je vais arrêter». Il a traîné sur la table quelques semaines, j’ai lu deux pages et j’ai fait semblant d’avoir beaucoup d’autres choses à faire. On m’a même parlé de la cigarette électronique. Un ami essayait de me convaincre, assurant que cela avait changé sa vie. Il faut croire que je n’étais pas prête à entendre.
  4. Il me fallait un symbole, un gourou même. Je suis une grande fanatique de cinéma, je brossais les cours pour aller au cinéma, je regarde beaucoup de films et j’ai mes réalisateurs préférés. Jan Kounen en fait partie, il est non seulement réalisateur et acteur, mais aussi chamane à ses heures, assez joli à regarder, ce qui ne gâche rien (on ne boude pas son plaisir) et oui, en plus un chamane, son « Blueberry » avec Vincent Cassel en est la preuve.
  5. Un jour, au cours d’un surf acharné sur le web, je rencontre son film «Vape Wave », en streaming sur Youtube, un documentaire sur la « vape » ou cigarette électronique. Son avantage, il l’a monté comme un film psychédélique, répondant à toutes les questions que l’on peut se poser à ce propos. Est-ce moins toxique ? Dans la presse certains disent que des « vapes » ont explosés, est-ce que c’est vrai ? Est-ce qu’elle vous tue ou elle vous sauve ? Il ne m’en fallait pas plus. Toutes les réponses étaient là, enfermant en leur cœur la motivation que j’avais tant cherchée, Je devais essayer, d’autant plus que cela me paraissait drôlement fun et surtout, lui, il a  arrêté de fumer AVEC PLAISIR.
  6. Résolutions: A ma prochaine paie, 11 octobre, je m’en achète une. Aussitôt dit, aussitôt fait. A la sortie de la vapothèque, j’ai fumé ma dernière cigarette, sans saveur, mais il fallait une conclusion, une sorte d’adieu. Quarante ans de ma vie s’envolaient dans ce nuage. A la maison, j’ai monté la machine et me suis promis de noter tous les changements qui apparaîtraient. Et vous savez quoi ? c’est facile, c’est facile, jamais je n’aurais cru que cela le serait et pourtant, je suis de bonne humeur tout le temps. Je dois avouer aussi que l’odeur de cendrier froid commençait sérieusement à me dégoûter.
  7. Ma vie a changé : les premiers jours, j’avais le sentiment que mon corps se régénérait. Attention tout de même, je n’étais pas nerveuse ni agressive, mais j’ai dû faire le deuil d’une partie de moi. Quarante années avec ce compagnon méritaient bien une réflexion, un adieu en bonne et due forme. Qui vais-je devenir maintenant ? Par quoi je remplace la cigarette ? J’écris, j’écris, je me consacre à mon roman, je respire par les mots. Une petite dépression qui a duré quelques semaines, terminée maintenant. Mes douleurs ont disparu petit à petit. Je prenais un médicament qui me démolissait, juste pour ne pas tousser la nuit, au bout de 4 semaines j’ai arrêté de le prendre, je ne tousse plus, je dors mieux et je dors beaucoup, du sommeil à rattraper.  Je n’ai pas pris un gramme ;), je vais réapprendre à respirer, à retrouver mon souffle avec bonheur.

Les autres peuvent fumer à côté de moi, cela ne me donne pas envie, ne me dérange même pas, j’ai juste envie de leur dire : essayez ! Vous n’avez rien à perdre… que du contraire. Je sais maintenant que ce n’était pas une question de volonté mais de motivation,  à chacun de trouver sa propre motivation. Il est possible d’arrêter sans douleurs, sans rage, presque sans manque. Croyez-moi, si je l’ai fait, n’importe qui peut y arriver et je peux même vous aider à y parvenir.