J’écris depuis l’âge de dix ans. À l’école, je pondais des romances à l’eau de rose pour mes copines, qui attendaient chaque épisode comme un feuilleton du jeudi soir. Mes armoires débordent encore de carnets de notes : le plus ancien date de mes quatorze ans. Un journal intime, évidemment. Très mal écrit, mais une pièce à conviction.
Je ne suis pas de toute première jeunesse. J’ai déjà vécu plusieurs vies : graphiste, journaliste, coach PNL… Aujourd’hui, me voilà dans ma quatrième, et certainement la plus épanouissante : autrice-éditrice.
Je me souviens encore du frisson. Le clic sur “Publier”. Le cœur qui cogne. Et puis, quelques jours plus tard, ce paquet cartonné dans la boîte aux lettres. Le livre. Mon livre. Rien que pour ça, ça valait le coup.
Mais soyons clairs : entre le rêve et la réalité, il y a eu des ratés. L’auto-édition, ce n’est pas un bouton magique. C’est un chemin semé de pièges où l’on se prend les pieds si on fonce trop vite. Et j’ai foncé.
Les illusions du début
Je pensais que Word suffirait pour la mise en page. Que ma couverture bricolée passerait. Que “le texte, rien que le texte” compterait.
Erreur. Un livre, c’est un tout. Les lecteurs jugent à la première seconde, avant même d’avoir lu la première ligne.
Et Word… eh bien oui, il peut suffire. Mais seulement si l’on a des notions solides en graphisme et en typographie, et qu’on comprend comment travaillent les imprimeurs. J’ai dû me plonger dans ce logiciel dans toute sa complexité, apprendre à jongler avec les styles, les marges, les en-têtes. Pas glamour. Mais formateur.
Les logiciels comme InDesign ? Géniaux pour la presse, les beaux livres, les magazines — je le sais, j’y ai trempé quand je bossais en rédaction féminine. Mais pour Amazon ? Trop lourd, pas adapté. Là, mon expérience passée m’a sauvée : j’ai su bricoler, contourner, et faire sortir quelque chose de propre.
Mes bourdes (et ce qu’elles m’ont appris)
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La relecture : croire qu’on peut tout corriger soi-même. Résultat : des fautes qui me sautent encore à la figure. Depuis, je fais toujours lire à quelqu’un d’autre.
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La couverture : là, pas trop de problèmes. Mon bagage de graphiste m’a aidée. Mais j’ai encore beaucoup à apprendre — et c’est ce qui est passionnant dans cette quatrième vie. Every day is a learning day.
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La communication : voilà le cheval de bataille qui fait grimacer tous les écrivains. David contre Goliath. Et pourtant, si on veut être auteur indépendant, il faut s’y coller. J’ai ramé comme une bête pour créer mon site web (je crois l’avoir recommencé une dizaine de fois), mais aujourd’hui je suis assez fière du résultat. Et puis, la communication, c’est tout un univers : on découvre les réseaux sociaux sous un autre jour, on apprend des mots comme “branding personnel”, “métadonnées”, “pub Amazon”, “pub réseaux sociaux”, “chroniqueuses”… Une langue étrangère, presque. Mais indispensable si l’on veut que son livre existe.
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Le temps qui file : à mon âge, passer par un éditeur traditionnel, ça prend trop de temps. Ça ne m’a pas empêchée d’envoyer mon manuscrit à huit éditeurs différents. Vaya con Dios, comme on dit. Et parfois, il y a de petites victoires : je viens de recevoir une réponse de Payot & Rivages. Ils me préviennent que mon manuscrit va être lu, et que si je n’ai pas de nouvelles au bout de 120 jours, c’est que ce n’était pas pour eux. 120 jours, c’est long. Mais rien que de savoir qu’un comité éditorial va plonger dans mon texte, c’est déjà une victoire. Rêvons, rêvons !
L’avantage de l’âge mûr, c’est d’avoir eu plusieurs vies. Graphiste, journaliste, coach PNL… et maintenant plume complice et autrice-éditrice. La plus épanouissante de toutes.
Ce que j’aurais aimé savoir
Que l’auto-édition, c’est un métier à part entière.
Que l’on devient auteur, mais aussi éditeur, communicant, parfois même graphiste ou comptable.
Que le temps de préparation est aussi important que le temps d’écriture.
Que ce n’est pas un “plan B”, mais une voie littéraire à part entière, exigeante et libre.
Pourquoi j’y reviens encore
Parce qu’il n’y a rien de plus fort que de tenir dans ses mains un objet qu’on a façonné de A à Z.
Parce que je garde la maîtrise de mes histoires, de mes choix, de mes mots.
Parce que, malgré les ratés, l’auto-édition m’a donné quelque chose que l’édition classique n’offre pas toujours : la liberté.
Et maintenant ?
Si vous rêvez de publier, foncez. Mais pas les yeux fermés. Préparez-vous. Apprenez des erreurs des autres. L’auto-édition n’est pas un raccourci, c’est un chemin parallèle. Il demande de la patience, de la rigueur, et une bonne dose de folie créative.
Et si vous souhaitez aller plus loin, je peux vous accompagner dans vos propres projets :
structurer votre manuscrit,
préparer une édition propre et professionnelle,
vous guider pas à pas dans les étapes de l’auto-édition (mise en page, maquette, publication).
C’est mon métier, et c’est aussi ma passion : aider les auteurs à voir leurs livres exister.
Alors, si vous êtes prêt(e) à franchir une étape de plus, contactez-moi directement : marina@marinabergamelli.com.
L’histoire continue. La vôtre.

